D’où vient notre inclination pour le vague à l’âme ?

10/04/2015
D’où vient notre inclination pour le vague à l’âme ?

La dépression, une pathologie répandue dont on ne connait toujours pas l’origine. Mais cet état de fait pourrait changer.

Près de 2 français sur 10 connaîtront au moins un épisode dépressif au cours de leur vie. Selon les chiffres avancés par France Dépression en 2014, 3 millions de français seraient touchés. Antidépresseurs, psychothérapies, des issues existent. Néanmoins, la dépression interpelle le monde médical qui s’interroge encore sur le mécanisme d’action de ce « désordre » mental.

Une découverte, venue d’outre-Atlantique, pourrait ouvrir la voie vers de nouveaux traitements

L’étude canadienne a pris pour cible un facteur commun aux patients en phase de dépression : la présence récurrente de marqueurs sanguins généralement associés à une l’inflammation. Les chercheurs ont donc soumis une vingtaine de personnes souffrant d’un second épisode de dépression à des analyses par imagerie médicale. Comparés à autant de sujets témoins, les patients dépressifs ont montrés une plus grande quantité du marqueur TSPO Vt, caractéristique d’une neuro-inflammation. Autrement dit, le cerveau des dépressifs serait 30% plus « inflammé » que le cerveau d’un individu lambda.

Une anecdote sans conséquence pensez-vous ? Détrompez-vous. Si cette révélation vient à être confirmée, elle permettrait un bien meilleur dépistage des cas dépressifs, souvent difficiles à diagnostiquer. De nombreux patients, insensibles aux antidépresseurs, pourraient aussi bénéficier d’un dispositif de soins novateur, basé cette fois sur une action anti-inflammatoire