Êtes-vous intolérant au gluten ?

09/11/2014
Pain sans gluten

En Europe, on estime qu’1 individu sur 100 serait atteint de cette affection.

Devant le florilège de produits alimentaires estampillés « sans gluten » qui foisonnent dans les rayons des supermarchés, cette question vient à germer dans votre esprit : et si moi aussi j’étais intolérant(e) au gluten. Avant d’entamer un régime strict, prenons le temps d’analyser la situation.

1- Identifier l’ennemi : qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

L’intolérance au gluten, maladie cœliaque de son patronyme technique, est une maladie auto-immune. L’organisme d’un individu atteint identifie la protéine de gluten présente dans les céréales (blé, orge, seigle, etc. - voir la liste des aliments contenant du gluten) comme un agent pathogène. Quand l’intestin entre en contact avec la molécule,  une attaque immunitaire anormale est lancée contre l’assaillant. À la clé : une détérioration progressive de la paroi de l’intestin grêle.

2- Reconnaître les signes : comment diagnostiquer une intolérance au gluten ?

Cette affection entraîne des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, douleurs abdominales, ballonnements, etc.), des maux de têtes, des démangeaisons ou encore un état de fatigue chronique, autant de symptômes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Mais attention aux diagnostics hâtifs ! Les expressions de la maladie peuvent facilement être associées à des pathologies courantes.

Pour confirmer ou infirmer vos soupçons, rien de mieux qu’une prise de sang qui pourra mettre en évidence la présence d’anticorps spécifiques de la maladie. Souvent, le recours à un examen endoscopique est nécessaire pour visualiser l’intérieur de l’intestin grêle et réaliser une biopsie.