Le baby-blues a du souci à se faire

14/04/2016
Femme enceinte en consultation chez le médecin.

Il sera bientôt possible de prévenir le baby-blues avant l’arrivée de bébé.

Léo, Gabriel, Emma… Près de 800 000 naissances ont grossi les rangs des nurseries françaises en 2015. Et avec elles, leurs lots de candidates au baby-blues. Le baby-blues s’apparente à une phase de tristesse, mêlant fatigue et irritabilité, qui survient dans les jours suivants l’accouchement. En d’autres termes, les mamans sanglotent, n’ont envie de rien…

Comment établir un diagnostic prédictif ?

Par une simple prise de sang ; c’est ce que révèle la Northwestern University's Feinberg School of Medicine. L’équipe de scientifiques s’est intéressée à l’ocytocine, hormone dont la sécrétion est liée à l'affection, au bien-être et à la confiance.

Les analyses réalisées corrèlent le taux d’ocytocine dans le sang des futures mères au risque de souffrir d’une phase de baby-blues. Conclusion des chercheurs : plus ce taux est élevé en fin de grossesse, plus le risque est important.

Cette découverte permettrait d’améliorer le dépistage du baby-blues, et donc une meilleure prise en charge des femmes concernées avant et après l’accouchement. L’histoire ne dit pas si cette avancée profitera également à ces messieurs, qui eux aussi, flirtent parfois avec la déprime post-natale.