Sommes-nous contraints à être accro au soleil ?

01/08/2014
Sommes-nous contraints à être accro au soleil ?

Les scientifiques d'Harvard (encore eux !) ont mis en lumière divers facteurs à l’origine notre irrémédiable envie de faire bronzette.

Nous connaissons le refrain,  s’exposer au soleil (avec modération bien sûr) « c’est bon pour le moral ».  L’endorphine produite par notre corps nous procure une sensation de bien-être, de sérénité, nous déstresse, attise notre désir amoureux… Bref, c’est l’euphorie ! Mais cette hormone n’est pas seule responsable de notre addiction au soleil.  L’heure de la révélation a sonné !

Le bronzage « psycho-social »

Outre le facteur biologique, notre attrait pour le bronzage est dicté par des éléments sociaux et psychologiques. Oui, le bronzage est un élément déterminant de notre statut social. Certaines marques cosmétiques ont beau nous vanter les mérites d’un teint clair et pur à la japonaise, un teint pâle nous évoque naturellement la maladie (d’autant plus en période estivale) tandis qu’un teint hâlé reflète la bonne santé. Ne vous a-t-on jamais gratifié d’un « tu as bonne mine » à votre retour de vacances ? 

Et comment expliquer les dérives irraisonnables des bronzeurs compulsifs ? Ce comportement s’apparente, selon les scientifiques, à une forme de dépendance, telle qu’on la définit pour l’alcool ou la drogue. L’addiction peut naître d’une exposition trop prolongée : plus le corps est exposé, plus il s’habitue, et plus il faut augmenter la dose pour atteindre l’état d’euphorie. Certains facteurs psychologiques viennent également favoriser ces abus. Les contraintes morales individuelles et la satisfaction narcissique procurée supplantent la raison et poussent à la surconsommation.

A noter tout de même que ce comportement d’addiction extrême reste marginal. Courir les cabinets de bronzage ne s’apparente pas au simple plaisir que l’on prend à lézarder au soleil. Rassurez-vous, aimer se dorer en été ne fait pas de vous un toxicomane.